1. La réfraction : mesurer la correction
On mesure votre vision et votre correction exacte (myopie, hypermétropie, astigmatisme), d’abord de façon automatique, puis de façon « subjective » en vous faisant lire des lettres avec différents verres. Chez les hypermétropes et souvent chez les jeunes, la mesure est répétée après un collyre qui relâche l’accommodation, pour démasquer la totalité du défaut. C’est cette valeur, comparée à vos anciennes ordonnances, qui sert à calculer le traitement.
2. La topographie et la tomographie cornéennes
C’est l’examen clé de la sécurité. L’appareil photographie la cornée et en reconstruit la forme, point par point, sur sa face avant et — pour la tomographie — sur sa face arrière. Il permet de dépister un kératocône, même débutant et invisible autrement, qui contre-indique le laser réfractif classique. Il mesure aussi l’astigmatisme cornéen et la régularité de la surface.
3. La pachymétrie : l’épaisseur de la cornée
Une cornée normale mesure en moyenne 520 à 560 microns au centre. La pachymétrie mesure cette épaisseur sur toute la surface. Elle permet de calculer ce qu’il restera après le laser et donc de savoir si un LASIK est possible ou si une PKR est préférable. Cornée fine : peut-on être opéré ?
4. L’aberrométrie
Au-delà de la myopie ou de l’astigmatisme, l’œil présente de petites imperfections optiques (« aberrations d’ordre supérieur ») qui influencent la qualité de vision, notamment la nuit. Leur mesure aide à choisir et personnaliser le profil de traitement.
5. La pupille
La taille de la pupille dans la pénombre est mesurée : une pupille très large peut augmenter le risque de halos nocturnes et oriente la taille de la zone traitée.
6. Les larmes et la surface de l’œil
Quantité et qualité des larmes, état des paupières (blépharite, dysfonctionnement des glandes de Meibomius) : une sécheresse oculaire doit être traitée avant l’intervention, car elle peut fausser les mesures et s’aggraver transitoirement après le laser.
7. L’examen complet de l’œil
- Lampe à fente : cornée, cristallin (signes de cataracte), inflammation.
- Pression intraoculaire : dépistage du glaucome.
- Fond d’œil : chez les myopes, la rétine périphérique peut présenter des zones de fragilité à surveiller ou à traiter préventivement.
- Vision binoculaire et œil dominant, utiles notamment pour une stratégie de monovision.
Comment se préparer
- Retirez vos lentilles dans le délai indiqué (souples : plusieurs jours ; rigides : plusieurs semaines).
- Apportez lunettes, anciennes ordonnances, liste de traitements.
- Venez accompagné si un collyre dilatateur est prévu.
- Notez vos questions : 10 questions à poser.
Au centre, le déroulement complet est décrit sur la page bilan préopératoire.
Questions fréquentes
Les examens du bilan sont-ils douloureux ?
Non. La plupart se font sans contact, en fixant une lumière. Certains utilisent un collyre anesthésiant ou dilatateur, qui peut piquer quelques secondes.
Pourquoi faut-il arrêter ses lentilles avant le bilan ?
Les lentilles déforment légèrement la cornée. Sans délai d’arrêt suffisant, la topographie et la réfraction seraient faussées, et le traitement laser calculé sur des mesures inexactes.
Faut-il refaire des examens le jour de l’opération ?
Certaines mesures sont généralement contrôlées avant l’intervention pour s’assurer qu’elles n’ont pas changé. Le chirurgien vous indique ce qui est nécessaire.
Information médicale générale. Ce contenu ne remplace pas une consultation : seul un examen ophtalmologique permet de poser une indication.
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Références
- ANSM — Dans quels cas la chirurgie Lasik peut-elle être réalisée ?
- EyeWiki (American Academy of Ophthalmology) — Pre-operative Topography
- EyeWiki (American Academy of Ophthalmology) — Refractive Surgery Pearls in Topography
- U.S. FDA — What should I expect before, during, and after surgery?
- Société Française d’Ophtalmologie — Fiche d’information n° 7E : États kératoconiques et anneaux intra-cornéens