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Guide · Avant l’opération

Quels sont les risques de la chirurgie réfractive ?

Réponse courte : la chirurgie réfractive au laser est une chirurgie sûre lorsqu’elle est bien indiquée, mais elle n’est pas sans risque. Les effets les plus fréquents — sécheresse oculaire, halos nocturnes, fluctuations visuelles — sont généralement transitoires. Les complications sérieuses (infection, ectasie de la cornée) sont rares ; un bilan rigoureux et le respect des consignes en réduisent le risque.

L’essentiel

  • Fréquents, transitoires : sécheresse, halos/éblouissements, vision qui fluctue.
  • Possibles : correction incomplète ou régression → retouche dans quelques % des cas.
  • Rares : haze, infection, complications du volet (LASIK).
  • Très rare : ectasie cornéenne, prévenue par la sélection au bilan.

Les effets fréquents, le plus souvent transitoires

La sécheresse oculaire

C’est l’effet le plus courant : sensation de sable, yeux qui piquent en fin de journée, vision qui se voile sur écran. Elle est due à la section de petits nerfs de la cornée qui commandent la sécrétion des larmes. Plus fréquente après LASIK, elle s’améliore généralement en 3 à 6 mois avec des larmes artificielles. En savoir plus.

Halos, éblouissements, baisse du contraste la nuit

Les lumières peuvent paraître entourées d’un halo ou d’étoiles, surtout les premières semaines. Le risque est plus élevé en cas de forte correction ou de pupille large. La plupart des patients constatent une nette amélioration en quelques mois.

Une vision qui fluctue

Pendant la cicatrisation, la netteté peut varier d’une heure à l’autre, surtout après une PKR. La stabilisation prend 1 à 3 mois.

L’inconfort des premiers jours

Après TransPKR ou PKR, 2 à 4 jours de douleur ou de gêne marquée sont habituels ; ce n’est pas une complication.

Les résultats imparfaits

Sous-correction, sur-correction, régression : la cicatrisation varie d’une personne à l’autre ; une petite correction peut persister ou réapparaître, surtout pour les fortes myopies et l’hypermétropie. Lorsque la gêne le justifie et que la cornée le permet, une retouche est réalisée après stabilisation, en général au-delà de 3 mois. Elle concerne quelques pour cent des patients. La myopie peut-elle revenir ?

Les complications rares

ComplicationTechnique concernéeCe qu’il faut savoir
Haze (voile cornéen)PKR (classique ou TransPKR)Plus fréquent pour les fortes corrections ; prévenu par la mitomycine C et la protection UV ; généralement réversible.
Infection de la cornéeToutes, surtout PKRRare ; favorisée par le non-respect de l’hygiène et des collyres ; impose de consulter sans délai devant une douleur qui augmente.
Retard de cicatrisationPKRProlonge l’inconfort ; se traite le plus souvent simplement.
Plis, déplacement du voletLASIKSurtout les premiers jours ou après un choc ; repositionnement possible.
Prolifération sous le volet, inflammation de l’interfaceLASIKRares ; détectées aux contrôles et traitables.
Hypertonie aux corticoïdesToutesHausse de pression de l’œil liée au collyre chez certaines personnes ; surveillée aux contrôles.
Ectasie cornéenneSurtout LASIKDéformation progressive de la cornée, très rare ; prévenue par la tomographie et le calcul du tissu résiduel ; traitable par cross-linking.

Comment le risque est réduit

  • Sélection rigoureuse au bilan : la tomographie écarte les cornées à risque, la pachymétrie permet de vérifier qu’il restera un tissu résiduel suffisant.
  • Choix de la technique adapté à la cornée et au mode de vie.
  • Traitement préalable d’une sécheresse ou d’une inflammation des paupières.
  • Respect des consignes : collyres, hygiène, pas de frottement, pas de piscine les premières semaines.
  • Contrôles à J1 ou J4–J5, 1 mois et 3 mois.
Signes qui doivent faire consulter sans attendre après l’intervention : douleur qui augmente au lieu de diminuer, baisse brutale de la vision, rougeur croissante, sécrétions. Appelez le centre au 03 52 82 83 50 ou, en dehors des heures d’ouverture, suivez les consignes d’urgence remises à la sortie.

L’information avant de décider

Lors du bilan, le chirurgien vous explique les risques qui s’appliquent à votre situation et vous remet une information écrite. Prenez le temps de la lire, et posez vos questions : 10 questions à poser.

Questions fréquentes

La chirurgie réfractive est-elle dangereuse ?

Non lorsqu’elle est bien indiquée : c’est l’une des chirurgies les plus pratiquées au monde, avec un taux de complications graves faible. Mais aucun geste chirurgical n’est sans risque, et un bilan rigoureux est la meilleure protection.

Quel est le risque de devoir faire une retouche ?

Il dépend surtout de la correction initiale : faible pour les myopies modérées, plus élevé pour les fortes corrections et l’hypermétropie. Il est de l’ordre de quelques pour cent dans l’ensemble.

Les halos la nuit disparaissent-ils ?

Le plus souvent, ils diminuent nettement en quelques semaines à quelques mois. Ils peuvent persister de façon gênante chez une minorité de patients, notamment en cas de pupille large ou de forte correction.

Vous envisagez une chirurgie réfractive ?

Le bilan d’éligibilité, réalisé par un chirurgien ophtalmologiste, permet de savoir si une correction au laser est possible et laquelle. Un devis détaillé vous est remis.

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