Les effets fréquents, le plus souvent transitoires
La sécheresse oculaire
C’est l’effet le plus courant : sensation de sable, yeux qui piquent en fin de journée, vision qui se voile sur écran. Elle est due à la section de petits nerfs de la cornée qui commandent la sécrétion des larmes. Plus fréquente après LASIK, elle s’améliore généralement en 3 à 6 mois avec des larmes artificielles. En savoir plus.
Halos, éblouissements, baisse du contraste la nuit
Les lumières peuvent paraître entourées d’un halo ou d’étoiles, surtout les premières semaines. Le risque est plus élevé en cas de forte correction ou de pupille large. La plupart des patients constatent une nette amélioration en quelques mois.
Une vision qui fluctue
Pendant la cicatrisation, la netteté peut varier d’une heure à l’autre, surtout après une PKR. La stabilisation prend 1 à 3 mois.
L’inconfort des premiers jours
Après TransPKR ou PKR, 2 à 4 jours de douleur ou de gêne marquée sont habituels ; ce n’est pas une complication.
Les résultats imparfaits
Sous-correction, sur-correction, régression : la cicatrisation varie d’une personne à l’autre ; une petite correction peut persister ou réapparaître, surtout pour les fortes myopies et l’hypermétropie. Lorsque la gêne le justifie et que la cornée le permet, une retouche est réalisée après stabilisation, en général au-delà de 3 mois. Elle concerne quelques pour cent des patients. La myopie peut-elle revenir ?
Les complications rares
| Complication | Technique concernée | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|---|
| Haze (voile cornéen) | PKR (classique ou TransPKR) | Plus fréquent pour les fortes corrections ; prévenu par la mitomycine C et la protection UV ; généralement réversible. |
| Infection de la cornée | Toutes, surtout PKR | Rare ; favorisée par le non-respect de l’hygiène et des collyres ; impose de consulter sans délai devant une douleur qui augmente. |
| Retard de cicatrisation | PKR | Prolonge l’inconfort ; se traite le plus souvent simplement. |
| Plis, déplacement du volet | LASIK | Surtout les premiers jours ou après un choc ; repositionnement possible. |
| Prolifération sous le volet, inflammation de l’interface | LASIK | Rares ; détectées aux contrôles et traitables. |
| Hypertonie aux corticoïdes | Toutes | Hausse de pression de l’œil liée au collyre chez certaines personnes ; surveillée aux contrôles. |
| Ectasie cornéenne | Surtout LASIK | Déformation progressive de la cornée, très rare ; prévenue par la tomographie et le calcul du tissu résiduel ; traitable par cross-linking. |
Comment le risque est réduit
- Sélection rigoureuse au bilan : la tomographie écarte les cornées à risque, la pachymétrie permet de vérifier qu’il restera un tissu résiduel suffisant.
- Choix de la technique adapté à la cornée et au mode de vie.
- Traitement préalable d’une sécheresse ou d’une inflammation des paupières.
- Respect des consignes : collyres, hygiène, pas de frottement, pas de piscine les premières semaines.
- Contrôles à J1 ou J4–J5, 1 mois et 3 mois.
L’information avant de décider
Lors du bilan, le chirurgien vous explique les risques qui s’appliquent à votre situation et vous remet une information écrite. Prenez le temps de la lire, et posez vos questions : 10 questions à poser.
Questions fréquentes
La chirurgie réfractive est-elle dangereuse ?
Non lorsqu’elle est bien indiquée : c’est l’une des chirurgies les plus pratiquées au monde, avec un taux de complications graves faible. Mais aucun geste chirurgical n’est sans risque, et un bilan rigoureux est la meilleure protection.
Quel est le risque de devoir faire une retouche ?
Il dépend surtout de la correction initiale : faible pour les myopies modérées, plus élevé pour les fortes corrections et l’hypermétropie. Il est de l’ordre de quelques pour cent dans l’ensemble.
Les halos la nuit disparaissent-ils ?
Le plus souvent, ils diminuent nettement en quelques semaines à quelques mois. Ils peuvent persister de façon gênante chez une minorité de patients, notamment en cas de pupille large ou de forte correction.
Information médicale générale. Ce contenu ne remplace pas une consultation : seul un examen ophtalmologique permet de poser une indication.
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Références
- U.S. FDA — What are the risks and how can I find the right doctor for me?
- ANSM — Effets indésirables et complications liées à la chirurgie Lasik
- American Academy of Ophthalmology — Facts About LASIK Complications
- U.S. FDA — When is LASIK not for me?
- Société Française d’Ophtalmologie — Fiche d’information n° 7E : États kératoconiques et anneaux intra-cornéens